28 mai 2015

Deux pour le prix d'un

Vous allez sûrement dire que je radote et que je passe beaucoup trop de temps dans ma voiture en compagnie de mon GPS schizophrène, mais je tenais vraiment à partager avec vous ma découverte d'une nouvelle spécialité nantaise. Pas le gâteau nantais, non (que, au passage, j'ai l'intention de véganiser très prochainement ; toutes les excuses sont bonnes pour acheter une bouteille de rhum), ni les mignonnes rigolettes, lesquelles ne doivent pas être mangées en rigolant afin d'éviter d'en avaler une de travers. Je veux parler du double rond-point, ou pour bien parler, du double giratoire. 

Le rond-point à trois voies (mention spéciale à celui de la porte d'Ar Mor, que j'évite maintenant comme la peste et le choléra réunis) m'avait déjà plongée dans une certaine perplexité quant à son fonctionnement (je ne parle pas de ce qui est marqué dans le code de la route mais de ce qui arrive pour de vrai, dans la vie réelle). Et voilà maintenant le double rond-point. Pas deux rond-points très rapprochés et séparés par trois mètres de goudron et quatre pots de fleurs, non, des jumeaux, des siamois même, seulement séparés par quelques pointillés de peinture blanche.

D'en haut, ça doit ressembler à deux seins dans leur soutien-gorge, ou à deux oeufs au plat, mais on évite de parler d'oeufs au plat ici, forcément. Deux boules de glace dans un cornet. Deux... ok, j'arrête. 

Le problème, c'est bien sûr quand, par inadvertance, on se retrouve engagé, en compagnie de sa voiture, sur l'un de ces dispositifs. L'idée est apparemment que ça fonctionne comme un seul rond-point. On tourne, on tourne, et on cède la priorité au gars de gauche. Et si on a le mauvais goût de vouloir accéder au deuxième rond-point, on pile en plein milieu pour laisser passer le fameux gars de gauche, en espérant que le gars de derrière n'est pas en train de se recoiffer ou de jouer à Candy Crush sur son portable. 

Question, donc : le double rond-point est-il vraiment une bonne idée ? En cherchant un peu sur internet, le site de La Dépêche m'informe qu'ils pouvaient donner lieu à "des incompréhensions dangereuses" et semble presque regretter l'évitement de justesse d'une "superbe collision frontale entre deux véhicules" sur le double giratoire situé au croisement des avenues Charles-de-Gaulle et Maréchal-Joffre d'Albi (je précise parce que je sens que ce détail intéresse absolument tout le monde), le tout causé par une petite vieille qui avait juste pris le rond-point dans le mauvais sens en sortant de la gare (un détail, en somme). Quand on rajoute là-dedans des vélos et des passages pour piétons, je pense que ça doit pouvoir devenir assez sympa. 

Heureusement, le site de La Nouvelle République est venu à mon secours pour m'expliquer en termes clairs comment aborder ces carrefours. Je cite : "Sur un double giratoire, les deux mouvements en tourne-à-gauche s'effectuent "à l'indonésienne". Voilà. Tout est dit. 




En continuant de farfouiller, j'ai aussi trouvé quelque chose qui fait passer mes deux boules de glace pour de la rigolade à la portée d'un bambin en tricycle : le célèbre rond-point de Swindon en Angleterre, joliment nommé The Magic Roundabout (Le Manège Enchanté) :




Cité en 2007 par la BBC News comme "l'un des dix carrefours les plus effrayants du Royaume-Uni", il a été dessiné dans l'objectif de fluidifier le trafic à ce carrefour très fréquenté, et apparemment, ça marche, du moins si vous arrivez à ne pas faire une crise cardiaque en plein milieu. Selon Wikipédia, et pour rester dans les termes simples et compréhensibles, "le trafic qui circule autour du petit giratoire intérieur se fait dans le sens trigonométrique tandis qu'il se fait dans le sens horaire dans les cinq micro giratoires et dans la boucle extérieure". Si avec ça vous n'avez pas compris, je ne peux plus rien faire pour vous. 



18 mai 2015

Le tour du rond-point

Il y a quelqu'un dans ma vie en ce moment. Je l'ai jamais vu, mais on se parle tous les jours. Enfin, lui, il parle, beaucoup, et je l'écoute. Je l'écoute, et je fais tout ce qu'il me dit, mais d'une façon ou d'une autre, on finit presque toujours par se disputer. Hier soir, quand il m'a une fois de plus démontré que je ne pouvais pas lui faire confiance, je lui ai dit qu'il m'avait beaucoup déçue, et je suis rentrée sans lui.

Je suis en couple avec mon GPS. 

Dans le temps, quand on arrivait dans une nouvelle ville, on passait à peu près 50% de son temps éveillé à essayer de mémoriser le plan de la ville pour aller de A à B en moins de trois semaines et sans passer par Madrid, et les 50% restants à se perdre. Et puis est arrivé le GPS, et tout a changé. Hier, en écoutant mon GPS, j'ai fait Carquefou - Nantes en passant par Ancenis. Ceux qui connaissent apprécieront. Fraîchement arrivée de Chamonix via Les Manins, Hautes-Alpes, 5 habitants, je suis légèrement tétanisée par le périphérique aux heures de pointe ou les rond-points à trois voies (qui a inventé ça ?), et j'ai l'impression que la majeure partie du temps que je passe en voiture, soit j'ai la bouche ouverte avec un air particulièrement intelligent, soit je suis en train de prononcer la phrase suivante : "Ah, merde, c'était là."

Le premier constat, c'est que la voiture est déjà LE lieu où on s'engueule le plus quand on est en couple. Parce que, déjà, le comportement de chacun au volant est une source inépuisable de conflits et d'ailleurs pour moi un test essentiel au début d'une relation. Pour résumer, sont éliminés d'office les abrutis qui roulent trop vite, prennent des risques et en font courir aux autres, s'excitent sur les gens qui osent rouler aux vitesses autorisées, pensent que les règles sont faites pour les emmerder, et d'une façon générale se comportent comme si ils avaient toujours un train à prendre ou oublié de couper le gaz. Et d'autre part, dès qu'on embraye sur un sujet conflictuel, on est coincés ensemble dans une petite boite sans possibilité d'en sortir.

Alors forcément, quand une voix mâle (faudrait faire un sondage pour voir si la plupart des filles mettent une voix de gars, et vice versa. Perso, j'ai pas envie qu'une greluche avec une voix de Miss Météo me dise de faire le tour du rond-point) vous enjoint, en pleine voie rapide, de tourner immédiatement à droite, alors qu'à droite, c'est un champ de betteraves, eh ben le ton peut monter assez rapidement. 

Aussi, on a beau savoir que c'est juste une voix enregistrée et donc totalement dénuée d'émotions, que vraiment, non, il y a pas un petit type dans la boîte en train de s'énerver et de manger son chapeau parce que ça fait trois fois qu'on loupe la sortie, rien à faire, on finit par entendre comme une pointe d'agacement ou de désapprobation. "Faites demi-tour dès que possible. " (Bon sang mais quelle courge celle-ci, je lui ai pourtant dit de prendre la troisième à gauche) - "Sortie imminente !!!" (Genre, 2 km avant...). - "Prenez la sortie. Prenez la sortie ! Prenez la sortie !!!"

Pour rire un peu avec ce demi-tour à faire dès que possible, une petite histoire édifiante trouvée sur la toile. Et la dame est belge, oui, mais c'est une pure coincidence.

La vraie catastrophe, quand même, ce sont les travaux et les nouveautés. Ce sacré boitier a beau passer 10 minutes tous les trois jours à télécharger on ne sait quoi en provenance des boîtes de conserve qui tournent au dessus de nos têtes, il découvre ébahi l'existence de cette jolie route ou de ce rond-point, et panique totalement lorsque confronté à des travaux. La petite flèche tourne, vire et cherche en vain quelque chose de familier dans ce paysage chaotique, vous abandonnant à votre triste sort et vous forçant à décider d'une direction qui s'avèrera bien sûr toujours mauvaise.

Ce que je préfère, c'est quand je sors ma voiture du parc relais, après un long trajet amusant en tramway. Je sais pas pourquoi, l'endroit le perturbe, il sait pas ce qu'il veut : "Tournez à droi.. Tournez à gauche. Tournez à droite !". Avec un peu de chance, je me suis récupéré un GPS schizophrène.



 

6 mai 2015

Pavlova aux fraises

Puisqu'on ne parle plus que de ça dans la blogosphère végane, et ayant de nouveau pour quelques jours accès à un batteur électrique, je me suis moi aussi finalement lancée dans la meringue de pois chiches, et j'ai eu le bonheur de constater que oui, ça marche, c'est facile, pas cher et totalement bluffant au niveau de la texture.

N'ayant pas de robot multimachin (un jour, peut-être...), j'ai fait ça au batteur à oeufs de base, m'attendant à devoir y passer un certain temps, mais en 10 minutes, j'avais une texture parfaite, et assez de meringue pour une pavlova d'anniversaire. Pas de bougies, mais une belle meringue légère et croquante, de la crème fouettée et des fraises bien mûres. Le mieux, c'était la tête de ma grand-mère quand elle a appris avec quoi c'était fait...




Pour la meringue, j'ai utilisé la recette de VG-Zone, sans ajouter d'arôme ou de colorant, avec 100 g de jus de pois chiches bien froid (même pas le contenu d'une petite boite), 200 g de sucre glace, quelques gouttes (pas plus !) de vinaigre de cidre (ou citron), et c'est tout.

Une fois que votre meringue est prête, vous la collez dans une poche à douille et formez un cercle de la façon qui vous plaît, avec ou sans cannelures, sur une plaque recouverte de papier cuisson. Ca peut être une bonne idée de commencer par dessiner un vrai cercle au crayon, ça vous évitera de vous retrouver comme moi - qui ai tendance à réfléchir après, quand c'est un peu tard - avec un truc entre l'ovale et le n'importe quoi.

Ajoutez ensuite un deuxième cercle uniforme à l'intérieur du premier (j'aurais du prendre des photos mais j'étais un chouïa pressée et j'avais de la meringue un peu partout).

Cuisson (dans un four à chaleur tournante) : 1H10 à 110 °C. 

Laisser refroidir, décoller délicatement, poser sur un joli plat, remplir l'intérieur de crème fouettée végétale (ici du Rice Whip), ajouter des fruits frais au milieu, et déguster. 

Prochaine étape : tester ma recette de guimauves avec le jus de pois chiches...

9 avril 2015

Et plus si affinités

Véganes non-célibataires de tous les pays, vous ne connaissez pas votre chance. Au vu des statistiques, on est pas les seuls à avoir du mal à trouver l'amûûûr, mais il faut avouer qu'on se retrouve quand même avec un bon gros degré de difficulté supplémentaire. J'avais disserté ici des aléas des rencontres en ligne et du désastre que peut constituer un premier rendez-vous avec un non-végane, et je voudrais revenir un peu sur ces fameux sites de rencontre et ce qu'on y trouve (le problème étant finalement plutôt ce qu'on y trouve pas, d'ailleurs). Forcément, comme je suis une fille hétéro, ce que je vois passer, c'est des profils et des messages de mecs, et j'ai deux ou trois petits trucs à dire sur le sujet.

D'abord, les phrases et expressions que je ne peux simplement plus voir en peinture dans les annonces :

"Je croque la vie à pleines dents" (et encore, là, je vous la fais sans fautes d'accord et/ou d'orthographe). Ca m'agace encore plus que "droit dans ses bottes", "au jour d'aujourd'hui",  et la pub pour les montres au moment du changement d'heure, c'est dire.

"Pour faire un bout de chemin ensemble". C'est sûr que si on part déjà du principe qu'on n'en fera qu'un bout, du chemin, et qu'on pliera bagage dès que les choses sont un peu moins formidables, ça donne bien envie.

"Mes amis/ma mère/ma grand-tante me décrivent comme quelqu'un de [insérer une série d'adjectifs, de préférence flatteurs]". Honnêtement, on s'en fout. On constate surtout que le gars n'a rien à dire, et on baille déjà.

"Pour une relation sans prise de tête". Traduction : tout ce qui m'intéresse c'est de coucher avec toi et de me barrer après. Et si tu pouvais éviter de parler, aussi, ça serait vraiment top.

"Chieuses et hystériques s'abstenir". Pourquoi ne pas commander directement une poupée gonflable, elles sont très conciliantes paraît-il. Une fois, j'ai même vu "végétariennes s'abstenir". Je me suis bien marrée. On sentait le carnivore traumatisé par une précédente rencontre.

La palme de la nullité revient bien sûr à "et plus si affinités". Que quelqu'un décide encore de mettre un truc aussi usé, aussi ringard, aussi nul, personnellement, ça me dépasse.


Mais poursuivons notre tour d'horizon avec ces quelques comportements particulièrement horripilants:

- flasher/envoyer un clin d'œil/etc. plusieurs fois à la même fille alors qu'elle ne répond pas et n'est donc manifestement pas intéressée. Déjà, elle était pas intéressée à la base, mais un comportement de gros débile comme ça, ben ça va sûrement la faire changer d'avis. Même chose pour la succession de messages à sens unique. Euh, si elle te répond pas, gars, c'est qu'elle a pas envie, et ton cinquième message limite agressif a peu de chances d'inverser la tendance.

- les messages incluant les mots "charmante" et  "demoiselle".

- l'absence de photo sur le profil. Accompagné éventuellement d'excuses à deux balles du style "je suis prof et mes élèves pourraient me reconnaître", "mon ex/ma mère/ma grand-tante est inscrite sur le site", "j'en ai aucune de récente". Le gars t'a contactée, très souvent, uniquement à cause de ta photo (tu constates assez vite qu'il n'a absolument pas lu ton annonce), mais il trouve ça normal de ne pas en mettre. De toute façon, il explique, la beauté est intérieure.

- les photos de profil super moches. Le principe du site de rencontre, il me semble, c'est de rencontrer quelqu'un. Et donc, pour arriver à ça, de commencer par plaire à quelqu'un. Ce qui ne risque pas d'arriver quand :

a) la photo est floue
b) on tire une tronche de trois kilomètres
c) on est de dos
d) à contre-jour
e) assis sur un canapé très moche et couvert de bordel
f) manifestement bourré

- les photos avec accessoire visant immanquablement à cacher un truc. Chapeau ou bonnet = calvitie. Casquette = coupe de cheveux improbable. Casque audio = oreilles décollées (avec au passage la petite touche DJ qui fait craquer les filles, c'est bien connu). Lunettes noires = gros nez. Passe-montagne = probablement un mix des précédents (parce que oui, on peut tout à fait avoir une calvitie et une coupe de cheveux improbable). D'accord, vous êtes complexés par un truc, mais le principe, c'est pas d'être aimé pour ce qu'on est, défauts compris ?

- les mensonges sur son âge, son travail, l'endroit où on habite ("mes élèves pourraient me reconnaître"), l'existence d'enfants, voire d'une compagne ("non, mais, euh, c'est compliqué, tu vois…"). C'est quoi, l'intérêt, exactement, vu que comme pour la calvitie, on va bien finir par s'en apercevoir ?

Bien sûr, tout ça n'engage que moi. Il y a sûrement des tas de filles un peu partout qui ne sont pas du tout agacées par ce que je viens de citer (faut espérer, parce que sinon, le taux de célibataires ne risque pas de baisser…).  Je terminerai quand même avec un principe de base : l'essentiel, pour séduire une fille, c'est de la faire rire. Pas grave si vous ne faites que des blagues niveau Carambar, tout le monde ne s'appelle pas Jamel Debbouze, ce qui compte, c'est qu'elle les trouve drôles.


31 mars 2015

Petits plaisirs

Faute de plaisirs charnels, je m'offre en ce moment quelques petits plaisirs gustatifs. Au passage, j'ai aussi fait l'expérience bizarre du pâté au "thon" de Redwood, suite à une petite erreur d'empaquetage chez Un Monde Vegan (j'avais commandé celui aux champignons, mais je vous pardonne...). Ca a effectivement un petit goût de poisson, ce que j'ai trouvé assez perturbant. Genre, le cerveau se rend subitement compte que ce qu'on mange a un goût de poisson, et entame un dialogue de sourd avec lui-même : "Euh, mais euh, on en mange pas, nous, du poisson !" "Oui, non, mais c'est pas du poisson." "Euh, mais, ça a un goût de poisson ! Et ce qui a un goût de poisson, logiquement, c'est du poisson. Et on en mange pas." "Oui, mais non, ça a le goût mais c'en est pas. C'est un pâté qui donne l'illusion du poisson sans en être. Comprends-tu ?" Etc etc.

Comme l'a très justement dit Dr House, "Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant. Si il vous répond, c'est que vous êtes schizophrène."

Mais donc ces petits plaisirs. Un mélange de commande en ligne et de trouvailles au supermarché du coin ou chez mon cher Papillon :



Nous avons là des barres Nakd aux fruits secs, des jelly beans sans gélatine, de la pâte à tartiner au chocolat blanc, et la boisson amandes-caramel de Bjorg.

Les  barres Nakd sont sûrement l'élément le plus raisonnable de cette liste. Elles sont faites exclusivement avec des fruits secs et des arômes naturels ou des épices. Elles sont parfaites au travail pour combler le petit creux de 16h (qui pour moi est plutôt le creux de 23h) sans avaler des tonnes de sucre.



Les jelly beans sont des stars en Grande-Bretagne, il y a des magasins où on trouve absolument tous les parfums humainement imaginables, et on se souviendra des inquiétants Bertie Bott's Every Flavour Jelly Beans de Harry Potter qui contenaient, cachés au milieu des autres, des spécimens aux goûts affreux. Malheureusement, ils sont aussi souvent faits avec cette sacrée gélatine animale, mais pas ceux-ci, trouvés à Chamonix chez Papillon. Ici pas de mauvaises surprises, dans un assortiment sur le thème des fruits rouges : Cerise sauvage, Smoothie à la fraise, Confiture de framboises, Tarte aux myrtilles, Pomme & Cranberry, Fraise et Mûre.



Mes amis savent que suite au semi-cauchemar de mon précédent déménagement, j'avais plus ou moins juré, la main sur le coeur, de ne plus accumuler de pots de pâtes à tartiner, mais ils seront contents de savoir que même si j'ai un tout petit peu rechuté avec ce pot, il est déjà fini, et n'ira donc pas à son tour au fond d'un carton dans un peu moins de 4 semaines (comme le temps passe...).

D'abord, il était assez petit, et ensuite le contenu était tellement bon que tout a disparu très vite (ce qui rend d'ailleurs le premier point moins positif qu'il n'en avait l'air à la base). L'aspect intéressant, pour une pâte à tartiner au chocolat, c'est qu'elle n'en contient pas du tout, de chocolat. D'après ce que je comprends des ingrédients en allemand (et donc pas grand-chose), il y a du sucre (il faut admettre que la chose est assez sucrée, pas la peine d'en mettre des tonnes sur votre tartine), de l'huile de tournesol (et pas de palme), de la farine de lupin, de la vanille, et de la lécithine de soja. Sur des crêpes, ça doit pas être mal, aussi.




Et, last but not least, la Boisson gourmande amandes et caramel salé de Bjorg. Pour les laits végétaux, c'est simple, je ne prends que cette marque, en variant selon la destination ou mes envies, et encore une fois, j'ai beaucoup aimé. C'est réconfortant sans être trop sucré, avec une texture un peu épaisse très agréable. Il me semblait avoir vu passer une version "praliné" mais je ne la vois pas sur leur site, alors soit j'ai rêvé, soit ça n'a pas marché et ils ont arrêté d'en faire.




12 mars 2015

Catastrophes culinaires : nouvel épisode

Ca faisait longtemps qu'on avait pas parlé de ces moments où, malgré tous nos efforts, il ne sort de la cuisine qu'une masse informe et grisâtre, un soupe à l'affreux goût sucré ou un rectangle carbonisé et encore fumant. Pas que j'aie rien raté depuis tout ce temps, mais j'ai juste dû oublier de prendre le résultat en photo...

Rappelez-vous, il y a eu les essais de pâte à tarte à l'huile d'olive, et puis surtout, les mémorables heures que j'ai passées à essayer de produire des macarons végétaliens (thème qui a encore sûrement de belles heures devant lui, vu que je ne désespère pas de mettre un jour la main sur un paquet d'Ener-G Egg Replacer et de recommencer mes essais). J'ai aussi récemment eu tendance, vu les difficultés d'approvisionnement dans le coin et la taille de mes placards, à vouloir faire des recettes en enlevant un ou deux ingrédients ne semblant pas totalement indispensables. Ben la conclusion, c'est que c'est une mauvaise idée. En témoigne par exemple un clafoutis aux pommes sans tofu soyeux et franchement caoutchouteux.

Ma cuisine actuelle se prête assez bien aux ratages divers et variés, étant donné la taille de l'endroit et la médiocrité des équipements, mais elle a finalement plutôt tendance à décourager toute vélléité créative, et à pousser à se cantonner à des recettes sûres et éprouvées (ceci dit, avec un peu de bonne volonté et d'acharnement, on peut aussi arriver à rater un truc qu'on a jusque-là toujours réussi). C'est aussi l'endroit idéal pour se brûler, se cogner, se coincer le pied sous la porte du frigo, marcher sur le chat, faire tomber ses tartines dans l'évier, et à l'occasion se prendre sur les tibias l'intégralité du contenu du placard à vaisselle. 




Ceci étant dit, la catastrophe du jour nous vient d'une fidèle lectrice et amie, qui, ne résistant pas au plaisir de vous divertir, a produit ce chef d'oeuvre qu'elle a ensuite eu la gentillesse de m'apporter jusqu'à chez moi, bravant les congères et le blizzard. 



Il s'agit à la base d'une de ses spécialités, le moelleux chocolat-crème de marrons, gâteau qui a le double mérite de se conserver plus ou moins indéfiniment, et de ne pas geler même à très basses températures (dans un pays de congères et de blizzard, ça peut parfois vous sauver la vie). Pour que je puisse moi aussi en profiter, elle a tenté de véganiser la chose, en utilisant du No Egg pour remplacer les oeufs. 

Le souci, c'est qu'il y avait certes du No Egg, mais point de farine, oubliée sur le plan de travail. Ayant constaté que tout ne se passait pas comme prévu dans le four, notre valeureuse lectrice a tout simplement sorti le gâteau, remis la pâte dans un saladier, ajouté la farine, tout mélangé et tout remis dans le four, puis est allée paisiblement vaquer à ses occupations en oubliant totalement l'existence du susnommé gâteau. 

Le plus surprenant, c'est qu'après avoir enlevé le dessus carbonisé et le dessous pétrifié, eh bien le milieu n'était pas mauvais du tout. La preuve, c'est qu'on a tout mangé.

25 février 2015

De l'étrange pouvoir des sentiments

Quand on tombe successivement sur un certain nombre de mecs s'avérant à l'usage fort minables, on finit fatalement par se demander si :

a) (hypothèse très déprimante) tous les hommes disponibles sont potentiellement minables (ou mortellement ennuyeux)
ou b) (hypothèse à peine plus réjouissante) on est soi-même systématiquement et irrésistiblement attirée par des mecs minables

Je ne suis même pas sûre de vraiment vouloir connaître la réponse...

D'autre part, je suis assez impressionnée de voir ce qu'on est capable d'accepter / avaler une fois le cerveau embrumé par les vapeurs opiacées des sentiments. Je pense qu'il s'agit d'une stratégie de Dame Nature visant à la perpétuation de l'espèce. Et que sans ce phénomène, à peu près tout le monde serait resté célibataire, on aurait disparu vite fait et les termites ou les rats auraient pris le pouvoir. Ce qui, au passage, serait une excellente chose, du moins à condition que les termites ne se soient pas elles aussi mises à inventer des tas de trucs ayant pour objectif de s'entretuer ou de bousiller la planète à plus ou moins grande vitesse.

Les sentiments, ou l'amour, la passion, tout ça, et l'étrange bienveillance qui en résulte, sont une ruse permettant de passer sur un tas de choses et de rester avec une personne qui nous aurait fait partir en courant dans des circonstances normales. Il doit y avoir une glande quelque part dans notre cerveau qui nous balance en permanence une substance qui, en plus de provoquer une addiction à ladite personne (et, je vous l'accorde, des sensations très agréables), nous prive de nos capacités habituelles de raisonnement, voire même du plus élémentaire bon sens. Tout semble soudainement possible, plus rien n'est insurmontable, parce que voyez-vous, on s'aiiiime. On dit bien, d'ailleurs, que l'amour rend bête aveugle.

La preuve scientifique de cette théorie est que j'ai récemment entamé une relation amoureuse avec un gars qui, en plus d'être un grand amateur de viande, buvait en quantité, fumait, pêchait à la mouche, participait à des week-ends de chasse avec sa famille et allait à l'occasion à la messe le dimanche.

Pour toute personne me connaissant un tout petit peu ou ayant simplement mis le nez dans mon blog, c'est aussi concevable que de me voir participer à une Manif pour tous avec un tee-shirt de l'UMP et un manteau en vison, et pourtant...

Bon, rassurez-vous (même si ça aurait sûrement pu donner matière à des posts de toute beauté), celui-ci aussi s'étant avéré particulièrement minable - on s'approche même ici de la médaille d'or de la minabilité - on ne saura pas ce qu'aurait pu donner une histoire aussi improbable.

Du coup, pour me consoler, j'ai fait des brioches à la cannelle. Encore tièdes, à peine sorties du four, ça ne vaut pas une soirée en amoureux, mais c'est bien agréable quand même.