15 juin 2011

Gratin de pêches à l'amaretto

Depuis que je suis devenue végane, j'avais la nostalgie des amaretti, ces petits biscuits italiens au goût d'amande amère, que j'utilisais pour faire des pêches farcies. Voici une version vegan en format gratin, plus adaptée aux pêches que j'avais sous la main, des pêches blanches très juteuses qui ont totalement refusé de se laisser couper proprement en deux. Ca n'est que partie remise...



(2 personnes)

5 petites pêches ou 3 grosses, bien mûres
100 g d'amandes en poudre
50 g de sucre roux
2 c. à s. de purée d'amandes
1 c. à s. de fécule de tapioca
2 c. à s. d'amaretto (si vous n'en mettez pas, ajoutez d2 c. à s. d'eau et augmentez la quantité d'arôme amande amère)
quelques goutes d'arôme amande amère
vanille

.
Préchauffez le four à 180 °C. Pelez les pêchez et coupez-les en morceaux. Mettez-les dans un plat à four, avec leur jus.

Mélangez le reste des ingrédients. Emiettez sur les pêches et faites gratiner au four pendant 30 min. environ, jusqu'à ce que le dessus soit bien doré. Selon la variété de pêches que vous utilisez, votre gratin prendra une jolie couleur rosée. Servez tiède ou froid, éventuellement accompagné d'une crème végétale bien froide type Oatly.

13 juin 2011

Veggie Pride 2011

500 manifestants environ, une alternance de soleil et de nuages, et une distribution gratuite de gaspacho sur le parcours de la manif...

Je vais me contenter ici de reproduire le manifeste de la Veggie Pride, extrêmement bien écrit et qui exprime tout ce que je voudrais dire sur le sujet.


Le Manifeste de la Veggie Pride

 

Nous voulons :

 

Affirmer notre fierté de refuser de faire tuer des animaux pour notre consommation

Refuser de voler à des êtres sensibles le seul bien qu'ils possèdent, leur propre chair, leur propre vie ; refuser de participer à un système concentrationnaire qui fait de cette vie tant qu'elle dure un enfer permanent ; refuser de faire ces choses pour le seul plaisir d'un goût, par habitude, par tradition : ce refus devrait être la moindre des choses.
L'histoire montre cependant à quel point, lorsque la barbarie est la norme sociale, il est difficile de dire non.
Nous voulons affirmer notre fierté à dire ce « non ».

 

Dénoncer la végéphobie

Pourtant de cela on veut nous faire honte. Le végétarisme est nié, ignoré, raillé, marginalisé quand il n'est pas diffamé.
Le végétarisme met en cause la légitimité de la claustration et de la tuerie de milliards d'animaux. Par sa simple existence, il rompt l'omertà. Telle est la raison des rires et de la haine végéphobes.
Bien sûr on tolère le végétarisme inoffensif, celui qui prétend n'être qu'un choix personnel et invoque l'alibi d'une répugnance anodine, de la santé, de l'environnement ou d'un noble ascétisme. Mais malheur à nous si nous contestons ouvertement l'ordre barbare !
On commencera par en rire. Se soucier des poules et des vaches est paraît-il ridicule. Le ridicule réprime sans arguments les idées qui dérangent.
Mais si nous ne plions pas, le rire devient jaune. Nous étions des clowns, nous voici des monstres. Des traîtres à notre espèce puisque nous ne lui donnons pas tous les droits. Des parents indignes car nous n'initions pas nos enfants aux joies carnassières. Des émules des nazis parce que Hitler aimait les chiens. Une secte intolérante puisque nous ne pensons pas comme tout le monde.
On nous accuse d'être terroristes. Ou d'idolâtrer la nature. Ou de refuser ses lois. Tout est bon pour déformer nos propos. Pour nous faire honte, pour nous rejeter symboliquement hors de la société.
Nous refusons d'avoir honte de notre compassion. Nous ne voulons plus raser les murs. Nous ne voulons plus nous excuser de ne pas vouloir tuer. Nous sommes là, nous vivons, nous pensons et nous le disons.

 

Affirmer notre existence

Rien qu'en France, nous sommes des centaines de milliers à dire non au massacre. La plupart des civilisations se sont interrogées sur le bien-fondé du carnivorisme. Qui en entend parler ? Le végétarisme est expurgé des manuels et des biographies.
« L'homme qui mange de la viande ou le chasseur qui s'accorde avec les cruautés de la nature maintient à chaque bouchée de viande ou de poisson que la force fait le droit. » — Isaac Bashevis Singer, prix Nobel de littérature.
Affirmer notre existence, dire que nous vivons sans viande, c'est aussi montrer que c'est possible. Nous ne mangeons ni vaches ni porcs, ni poulets ni poissons ni crevettes. Et nous vivons, aussi bien que quiconque, n'en déplaise aux « spécialistes » médiatisés dont la science consiste à nier la réalité. Ni le végétarisme, ni le végétalisme (qui exclut tous les produits de l'exploitation animale, lait et œufs compris) n'ont d'effet négatif particulier sur la santé – les études disponibles montrent même plutôt l'inverse !
Tuer pour vivre n'est pas une fatalité. Cela n'est nécessaire ni individuellement ni collectivement. Les animaux d'élevage consomment bien plus d'aliments que leurs chairs mortes n'en fournissent. Pourtant, l'argent public est massivement dépensé pour soutenir l'élevage et la pêche.

 

Défendre nos droits

Aux animaux élevés et tués on n'accorde aucun droit ; mais à nous qui sommes solidaires d'eux on en reconnaît, en principe. Nous entendons exercer pleinement nos droits, parce que ce sont les nôtres, et parce que ce sont les leurs, les seuls qu'ils puissent aujourd'hui, indirectement, posséder.
Nous avons le droit de manger correctement dans les cantines, au travail comme en prison, à l'école comme à l'hôpital ou dans toute autre collectivité. Nous avons le droit d'élever nos enfants sans leur imposer les produits de l'abattoir.
Nous demandons que l'on cesse d'utiliser nos impôts pour payer la viande ou le poisson des autres.
Nous tenons à briser le silence qui est fait sur nos idées. Nous ne voulons plus que le seul discours public sur le sujet soit celui des industriels et intellectuels défenseurs de la consommation carnée.
Nous demandons que l'on accepte le débat.

Nous sommes le miroir de votre mauvaise conscience et ce miroir ne se cachera plus

Face aux images des monceaux de cadavres d'animaux « détruits » pour cause d'ESB ou de fièvre aphteuse, nous étions seul-e-s à ne pas ressentir de honte. Pour nous. Nous avions honte pour les autres.
Surtout, nous étions tristes. Si nous tenons à affirmer notre fierté à refuser la barbarie, nous n'en éprouvons pas de satisfaction. Les animaux sont massacrés par milliards. On les tient pour muets, leurs cris ne comptent pas. Nous parlerons pour eux jusqu'à ce que le massacre cesse.


Nous sommes des animaux solidaires de tous les animaux

 



8 juin 2011

Fougasse sucrée

Création de ma mère, une variation gourmande pour le petit déjeuner ou le goûter préparée avec de la pâte à pain basique. 



Prélever la quantité de pâte souhaitée. Pétrir sur une surface farinée et étaler en forme de cercle. Tartiner de margarine, saupoudrer de cannelle et de sucre complet, plier en deux, étaler à nouveau, recommencer la même opération une ou deux fois.

Terminer avec une fine couche de margarine, saupoudrer de sucre roux et de cannelle et cuire 15 min. environ à 210 ° C. Déguster chaud ou tiède. 




Pain maison

Qui n'aurait pas envie d'une belle miche de pain toute chaude le dimanche matin ? Cette pâte se prépare la veille en trente secondes, et il n'y a plus qu'à la laisser lever à nouveau 1/2 heure le jour où l'on veut s'en servir. Le temps de retourner faire un tour sous la couette...

La recette originale est ici, sur le site du New York Times.

** Edit : j'ai ajouté à la recette de base du yaourt de soja nature. Les ferments contenus dans le yaourt réagissent d'une façon ou d'une autre avec la levure et donnent un goût et une texture plus intéressants, en particulier si vous laissez la pâte attendre un jour ou deux au frais. 




425 g de farine T65
8 g de sel fin
4 g de levure de boulanger
2 c. à soupe de yaourt de soja nature
1 c. à café de sucre complet
1 c. à soupe d'huile d'olive
 eau tiède

Verser dans un grand saladier la farine, la levure, le sel, le sucre et l'huile. Ajouter le yaourt et de l'eau tiède jusqu'à obtenir une consistance satisfaisante (arrêtez-vous dès que toute la farine a été incorporée), et bien mélanger pour obtenir un mélange élastique. Couvrir d'un torchon et laisser lever 2h à température ambiante, puis utiliser immédiatement ou réfrigérer (choisir un récipient suffisamment grand ! La pâte continue de lever au frais).

Lorsque vous êtes prêt à faire cuire votre pain, il n'y a plus qu'à le façonner et à le laisser lever environ 30 min. avant de le faire cuire. La pâte se garde sans problème plusieurs jours au frais, et se bonifie même avec le temps.  

Ici, cuisson dans un moule à cake graissé, 30 min. à 210 °C. Pour une fougasse, réduire le temps de cuisson à 15 min. environ.


Le même fait avec de la farine 1/2 complète :


5 juin 2011

Chausson aux cerises




pâte feuilletée vgl
cerises dénoyautées et coupées en deux
sucre roux
1 c. à s. d'amaretto (ou quelques gouttes d'arôme amande amère)
vanille
4 c. à s. d'amandes en poudre
1 c. à s. de fécule de tapioca
gelée de coings ou de pommes ou confiture d'abricot pour dorer

Préchauffer le four à 200 °C. Mélanger les cerises au reste des ingrédients. Disposer sur la pâte feuilletée. Former un chausson, sceller les bords et badigeonner de gelée de fruits avec un pinceau (passer la gelée 30 secondes au micro-ondes pour la rendre liquide).

Cuire 30 min. environ, jusqu'à ce que le chausson soit bien doré. Servir tiède ou froid.

Vegan pot pies (Cute and Delicious)

La pot pie, c'est à l'origine un genre de tourte aux légumes et à la viande cuisinés dans une sauce, couverts d'une couche de pâte feuilletée ou brisée et cuits au four. Dans cette recette trouvée ici sur le blog Cute and delicious, le seitan remplace la viande.

Ceci étant dit, je n'en ai pas mis, du seitan. Pas en stock, et pas vraiment envie. Le résultat est tout aussi excellent. Autre petite modification de la recette, l'ajout de levure de bière à la sauce, qui donne un goût plus prononcé et rend ce plat plus complet d'un point de vue nutritionnel. Utilisez les légumes qui vous plaisent ou que vous avez sous la main, mais veillez à intégrer au moins un légume à la saveur un peu sucrée, comme les petits pois ou les carottes. Vous pouvez servir ces délicieuses petites tourtes (à faire aussi en grand modèle dans un plat à tarte en Pyrex ou en céramique) avec une salade verte et du pain frais.




pour 4 tourtes individuelles, ou une grande.

1 poireau
3 carottes
1 oignon
1 tasse de petits pois (frais ou surgelés)
2 c. à s. de farine
3 c. à s. de levure de bière en paillettes
1 cc de jus de citron
huile d'olive
sel
thym
bouillon de légumes
1 pâte feuilletée vgl

Couper le poireau et les carottes en rondelles fines. Emincer l'oignon. Faire revenir oignon et poireau dans l'huile. Lorsque le poireau est devenu tendre, ajouter les carottes, laisser cuire encore 5 min. Ajouter les petits pois. Faire revenir encore 5 min., puis saler (si vous utilisez du bouillon non salé), ajouter le bouillon de légumes (juste assez pour couvrir les légumes) et le thym, couvrir et laisser cuire 15 min.

Préchauffer le four à 200 °C. Délayer la farine dans 1/2 verre d'eau. Ajouter aux légumes et laisser épaissir. Ajouter la levure et le jus de citron, et ôter du feu. Répartir les légumes dans de petits plats individuels ou dans un grand plat à tarte. Découper la pâte feuilletée en fonction à la taille des moules, poser sur les légumes. Cuire 20 min. environ, jusqu'à ce que la pâte soit dorée.

4 juin 2011

Crèmes solaires vegan

N'essayez pas de manger ces crèmes solaires, malgré la délicieuse odeur de vanille de l'une d'entre elles, mais pour celles et ceux qui sont toujours à la recherche du saint Graal estival, c'est-à-dire une crème solaire vegan et bio qui ne vous transforme ni en beignet ni en clown triste, j'ai personnellement, après de longues recherches et essais infructueux, trouvé mon bonheur : 

- Pour le visage, le Fluide protecteur visage de Kibio, existe en SPF 20 ou 30. Son astuce : un fluide légèrement teinté qui évite du coup le côté blafard. Evitez juste de frotter votre t-shirt blanc sur votre visage après l'avoir appliqué. Convient parfaitement aux peaux sèches, peut-être moins aux peaux grasses. Disponible en parapharmacie et sur internet. 

- Pour le corps (peut aussi s'utiliser sur le visage), Naturado crème solaire SPF 30 (achetée sur le site cosmetic-bio, et sans frais de port svp !). Enfin un solaire bio avec un bon indice de protection suffisamment fluide pour s'étaler sans y passer la matinée et sans laisser une belle pellicule blanche et collante sur la peau. Donne un résultat mat, invisible et non gras. Un bonheur n'arrivant jamais seul, il est aussi l'un de moins chers de sa catégorie (autour de 12 € les 100 ml). Comme quoi, quand on veut, on peut...